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Conférence suivie d’un brunch


Brunch littéraire
Conférence suivie d’un brunch


Kerwin Spire écrivain

« Lorsqu’en février 1956 Romain Gary arrive à Los Angeles, le Compagnon de la Libération n’a pas encore eu le Goncourt pour Les racines du ciel et n’a pas commencé à écrire La promesse de l’aube. Durant les quatre années où il exerce le poste de consul général de France dans la Cité des Anges se nouent tous les fils d’une histoire hollywoodienne qui va bouleverser à la fois l’homme et son œuvre.
Monsieur Romain Gary est le récit de la transformation d’un homme qui, par-delà ses multiples vies, cherche toujours à se réinventer. C’est aussi la fresque d’une époque intense sur laquelle souffle un grand vent de liberté. »

Kerwin Spire a accédé à des correspondances et enregistrements inédits de l’écrivain, qui fut consul à Los Angeles de 1956 à 1960.

 » Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais  »

Romain Gary, La Promesse de l’aube

Né le 8 mai 1914 à Wilno (Pologne, aujourd’hui Vilnius, Lituanie), Roman Kacew fut très tôt abandonné par son père. Sa mère francophile, Nina, va se dépenser pour offrir à son fils unique la meilleure éducation possible. Misère et antisémitisme les contraignent à quitter Wilno pour Varsovie, avant de s’installer à Nice en 1928.

La vie de Romain Gary sera marquée par ses identités – russe, puis polonaise lorsque Wilno et sa région sont intégrées à la Pologne après la première mondiale, puis française à partir de 1928 – il sera naturalisé en 1935, date à laquelle il publiera sa première nouvelle, L’Orage.Son œuvre suivra ce parcours géographique et intellectuel, qui le mènera de la résistance à une carrière de diplomate.

Licencié en droit à Paris en 1938, il fera son service militaire à l’École de l’air, où sa naturalisation trop récente l’empêche de devenir officier, et désertera dès 1940 pour rejoindre les forces de la France libre en rejoignant le général de Gaulle en Angleterre, après avoir fui de Bordeaux via Alger, Casablanca et Glasgow.

« Je n’ai pas une goutte de sang français, mais la France coule dans mes veines. »

Cinq ans plus tard, décoré de la croix de guerre, Compagnon de la Libération, il épousera Lesley Blanch. Son premier roman, Éducation européenne, sort la même année sous le pseudonyme de Romain Gary, et reçoit le prix des critiques.

Commence alors une carrière diplomatique qui le conduira successivement à Sofia, Berne et New York, au siège de l’ONU. Consul général à Los Angeles de 1956 à 1961, il va côtoyer de nombreux artistes et rencontrera l’actrice Jean Seberg, qu’il épousera en 1963 et dont il se séparera en 1970.

En 1956, il recevra le prix Goncourt pour Les Racines du ciel, puis écrira en 1960 La Promesse de l’aube, récit autobiographique dans lequel il évoque avec truculence et nostalgie l’extravagance de sa mère, une mère qui lui fera parfois honte avec son amour étouffant, une mère qui très tôt lui prédira un avenir d’ambassadeur ou de devenir un écrivain célèbre.

«  Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. […] Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours ».

Choisissant en 1961 de se consacrer pleinement à la création artistique, il va composer de nombreux romans, un essai sur l’art romanesque – Pour Sganarelle – réalisera deux films et publiera de nombreux articles qui seront rassemblés en 2005 dans L’Affaire homme.

Dénigré par la critique, redoutant l’épuisement de son inspiration, il va « créer » en 1974 l’auteur fictif Émile Ajar, pseudonyme sous lequel il écrira quatre romans : Gros Câlin (1974), La Vie devant soi (1975, prix Goncourt), Pseudo (1976) et L’Angoisse du roi Salomon (1979). Ayant fait appel à un cousin, Paul Pavlowitch, pour incarner son « double », il sera rapidement dépassé par sa propre supercherie et verra sa création lui échapper. Son accablement va être renforcé par la disparition de Jean Seberg en 1979. Sa dernière œuvre, Les Cerfs-volants, paraît sous le nom de Romain Gary en 1980. Il se donnera la mort à Paris le 3 décembre de la même année. La publication posthume de Vie et mort d’Émile Ajar en 1981 dévoilera la vérité sur l’« affaire Ajar »

(universalis.fr)


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